Bonjour à toi, lecteur ou lectrice, et merci de nous lire.

Le projet “Happy me” est né un dimanche de juin 2014. Dit comme ça, tu pourrais imaginer que nous étions en train de siroter une menthe à l’eau dans un jardin ensoleillé, mais pas du tout : figure-toi que le 1er juin 2014, il faisait très gris (il a même plu un peu), et nous passions l’aprèm enfermés au ciné. Sur l’écran : Deux jours une nuit des frères Dardenne.

Un film qui fait du bien au moral, pas lent pour un sou et surtout qui montre que des gens heureux.

On rigole.

Enfin, ça commençait à bien faire toutes ces tristesses. Et ces dégoûts aussi. On était en pleine affaire Bygmalion (Copé très honnête dans les dépenses de l’UMP), Nadine Morano fraîchement (ré ?) élue au Parlement Européen venait d’effacer son tweet “Pour les menteurs et fraudeurs, la sanction doit être exemplaire assortie d’une inéligibilité à vie”  on se disait : ces gens-là nous gouvernent ? Vraiment ? Bon, on tapait sur la droite, mais on n’était pas plus fiers de ce qui se passait à gauche (Aquilino qui se fait cirer les pompes dans un salon de l’Elysée, Jérôme Cahuzac (faut-il réellement re-situer ?), Cécile Duflot qui refuse d’être dans un gouvernement Valls plutôt que de défendre des idées auxquels beaucoup de gens croient, etc.). Là-haut, c’était bien moche.

Mais en bas aussi : on se rendait compte que perdre nos boulots était à la fois la chose que nous redoutions le plus et celle que nous attendions avec le plus d’ardeur. Etre licencié ? Pas notre faute ! On aurait alors eu une autoroute pour aller se perdre dans un pays très lointain, sans avoir à assumer la moindre responsabilité si le projet foirait. Cela n’avait pas été notre choix, tu comprends, c’était la crise !

On voulait être des gens biens et courageux : on était médiocres et trouillards. On avait des choses à perdre (un salaire, surtout. Une carrière, un peu  et encore) et cela nous paralysait. Quand nous tombions sur des projets de gens ambitieux/optimistes/créatifs, l’humeuromètre remontait d’un coup : c’était donc encore possible !

L’idée de ce site est arrivée alors, juste au moment de la bière après le ciné, on reprenait doucement des couleurs. On a commencé à lister ce qu’on aurait voulu faire, si on avait été moins paumés. Ça a donné ça :

Nous voulons voyager, croire, faire des choses qui ont du sens. Accomplir, s’accomplir. Aider notre prochain, comme on peut, sans en faire un fromage. On veut se cultiver, être inspirés, trouver notre voie.

Oser.

Nous ne publierons sur Happy me que des informations qui pourront vous (nous) aider à aller dans ce sens. A être de bonne humeur, à commencer un projet, 1000 projets  à changer un bout de notre monde, peut-être. Même rien qu’un peu.

 


 

Ah, et ça aussi : “Toute notre éducation occidentale est orientée vers l’extérieur, qu’il s’agisse de l’apparence ou des références. Or notre vie intérieure est notre première et ultime expérience. Il pourrait être utile de s’y familiariser…”